La dette de la rentrée ou l'odieuse austérité...
C'est la rentrée, il fallait bien reprendre le travail d'une manière ou d'une autre. Alors reprenons, quelqu'en soient les conditions.
Quoi de neuf depuis 2010 ?
Rien si ce n'est un pouvoir toujours aussi insupportable et des vérifications qui s'entassent autour des écoutes des journalistes et des menaces de mort auprès de ceux de Médiapart... Entre nous, heureusement qu'elle existe encore cette presse indépendante et d'opinion...
"Jusqu'ici tout va bien... L'essentiel n'est pas la chute mais l'attérissage..." La Haine - Mathieu Kassowitz
Reprenons donc la devise de l'année: 2012, ça passe ou ça casse
Alors tout d'abord, un film entièrement financé par des dons, comme un potlach, un don agonistique, une guerre déclarée à ces injures quasi quotidiennes en espérant qu'il pourra être un premier pas vers de nouvelles alliances, comme une résilience.
Il est un peu long mais ça vaut bien une petite soirée en prime time...
Debtocracy (Χρεοκρατία hreokratía) est un film documentaire sorti en 2011 de deux journalistes grecs : Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film traite principalement de la crise de la dette Grecque de 2010, et prend pour exemple le cas de l'Equateur, et montre comment ce pays a réussi à s'en sortir grâce à un audit de sa dette et en répudiant une partie de sa dette.
Les fondateurs du projet Debtocracy soutiennent que la Grèce doit suivre la même voie en commençant par créer une commission d'audit de la dette souveraine puis en sortant de l'euro.
Ce film a connu un vif succès en Grèce. Près de 500.000 personnes ont visionné le film une semaine après sa sortie sur internet, plus d'un million quelques semaines plus tard.
Le second est un petit clin d'oeil aux indignés de Madrid et toutes les polices du monde avec pour finir une explication moins pointue du mécanisme de la dette odieuse mais musclée à souhait et largement plus courte...
Le troisième est un message plutôt gandhien, comme une profession de foi, vous savez, ce qui s'appelle aussi un engagement devant les citoyens pour qu'ils vous apportent leurs voix en attendant qu'ils s'en construisent une nouvelle autre, de voie...