De la montée des incertitudes à la société de la peur

Publié le par Les Virévoltes.over-blog.fr

De "la montée des incertitudes", dernier ouvrage de Robert Castel dont vous trouverez une ressenssion ici à "la Culture de la peur" de Marc Crépon (un échos du livre ici), deux ou trois petites infos récentes qu'il faut relier, prendre en compte et affronter pour comprendre ce qui va nous être proposé d'ci peu de temps.

 


La première, c'est cette émission d'hier soir sur France 2, "Après la crise", qui nous explique ce qui nous attend ou tout du moins les raisons du ravage. En complément, deux petites vidéos qui vont un peu plus loin
vers l'essentiel et dans un temps plus court: La crIse sociale et les réformes en cours autour des protections qui disparaissent peu à peu avec les grandes manoeuvres privatisantes autour de la sécu, des retraites et des interventions sociales. 

 

 

De ces fractures sociales béantes, les réponses qu'on nous propose sont l'institutionalisation du risque comme une dimension de l'existence et un style de vie imposé (C.Laval et P.Dardot, La nouvelle raison du monde, p427). On vient nous faire le discours de la protection avec le débat sur Wikileaks pour exemple et plutôt que de se concentrer sur les ravages de la finance mondiale, Sarkosy et Obhama, lors du prochain G8 (tiens, comme par hasard ce n'est pas le G20) s'intéressent au contrôle d'internet en tentant de nous affoler avec la menace terroriste, pédophile et autres litanies sécuritaires qu'on a eu aussi dans la loi LOPPSI2.  Déjà en 2008, Frédéric Lefebvre, alors député, avait défendu ce principe à l'Assemblée nationale en affirmant qu'Internet était le nid des "psychopathes, des violeurs, des racistes et des voleurs. (...) L'absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes !" "Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ?,  



Histoire de terminer par un petit rappel à l'ordre du PS, aussi juste soit-il, en attendant un 21 Avril 2012, un petit retour sur une émission de 1984 où Yves Montant jouait le rôle du maître de cérémonie libérale. C'était le lancement de cette "société du risque" (Ulrich Beck 1986), qui est devenue une société du mépris (Hönneth - 2009).


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